Un joyeux bordel

Voilà, nous sommes quatre et très heureux de cette nouvelle configuration familiale. Mais il y a forcément une phase d’adaptation. Je suis plutôt du genre maniaque. Ranger, nettoyer, c’est souvent mon antidote antistress. Mais depuis la naissance de notre petite dernière, j’ai un peu de mal à suivre le rythme. Tout est plus facile avec bébé 2, c’est vrai, mais il faut jongler avec les besoins de l’aîné qui oscille entre joie et jalousie vis-à-vis du nouveau membre de la famille auxquels s’ajoutent notre remise en forme postnatale et les courtes nuits des débuts. Concilier tout cela tout en tentant tant bien que mal de faire régner l’ordre dans la maison, c’est vite épuisant. Il est parfois difficile de mettre certaines choses entre parenthèses. On pense toujours qu’on parviendra à tout gérer – carrière, famille, tâches ménagères, vie sociale – jusqu’au jour où la fatigue nous rattrape. Difficile parfois de ralentir le rythme, de hiérarchiser ses priorités, d’être indulgent avec soi-même. Et bien entendu c’est à ce moment-là que notre aspirateur a trouvé opportun de tomber en panne ! Peut-être un signe qu’il est temps d’en faire moins, de renoncer à tout vouloir contrôler pour se focaliser sur l’essentiel : ce petit-être qui est venu rejoindre la famille plutôt que les quelques grains de poussière qui s’installent chez nous. Un temps pour s’émerveiller devant ses petites mains et ses petits pieds tout potelés et déjà si parfaitement dessinés, lui donner notre doigt qu’il s’empressera de serrer bien fort, le porter tout contre notre cœur, lui faire des massages et des bisous, s’extasier devant ses premières vocalises, se laisser attendrir par ses petites mimiques, ses sourires et ses rires, le regarder dormir paisiblement, l’observer évoluer, tout simplement, et se laisser submerger par une vague d’amour et d’admiration face à ce petit miracle de la vie. Le temps passe toujours trop vite et on sera bientôt mélancolique de ces premiers moments avec bébé. Le chaos, quant à lui, est au départ inévitable et c’est pas grave.

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