Morceaux choisis d’expressions bien de chez nous qui ont provoqué quelques quiproquos avec mes sympathiques voisins français. Je ne peux m’empêcher lors d’un souper – ou un dîner, c’est selon – de leur faire part de mon désarroi face au cheni – au bordel – qui s’est insidieusement installé chez moi ces dernières semaines. Il y a toujours le risque de s’encoubler – pardon, trébucher – sur un jouet qui traîne au milieu du salon. Et parfois on se retrouve même nez à nez avec une lolette – je parle bien de la tétine, celle que l’on donne aux bébés. On aurait pu s’en tenir à une bonne heure de rangement, mais c’était oublier la livraison des meubles, bien entendu protégés par du sagex, et il n’y a rien de plus rigolo pour un enfant que de le briser en mille petits morceaux ! Eh oui ! le polystyrène, ça amuse les gamins – ah ! les chenoilles ! -, un peu moins les parents. Il ne me reste plus qu’à faire la poutze – le ménage quoi – et d’en profiter pour passer un bon coup de panosse – ou la serpillière. Même en voiture, mon voisin est quelque peu confus lorsque je lui parle de signofile – clignotant ! Et quand ce dernier éternue, il est bien naturel de lui souhaiter « santé » ! Ah ! la richesse des régionalismes.