La laine et moi, un amour définitivement compliqué

Un soleil radieux à l’horizon. Cela sent l’arrivée des beaux jours. Cela devrait me réjouir et pourtant mon humeur est quelque peu maussade en cette belle matinée. La raison en est quelques frictions avec ma machine à laver la veille. Comme on le dit souvent, dans un conflit, chaque partie a sa part de responsabilité. Et je suis bien obligée de le reconnaître. A force de me borner à ne pas suivre les recommandations quant au lavage des textiles délicats, cela devait arriver. La laine, un textile qui demande quelques précautions qu’il vaut la peine de prendre au sérieux, si on veut éviter quelques déceptions. La laine préfère un grand bol d’air frais à une bonne douche même si celle-ci est froide et revigorante. Mais voilà quand notre mini-nous a fait une belle tache de myrtille, on peut difficilement échapper à un lavage, et le programme laine n’est pas franchement des plus convaincants ; j’ai donc naïvement pensé que le programme linge délicat/soie ne contrarierait pas tant que ça mon textile exigeant. J’ai de suite remarqué que l’habit en question paraissait légèrement plus petit, mais je n’étais pas encore prête à l’accepter. Je l’ai donc étendu sur le radiateur afin de pouvoir constater au plus vite le résultat final. Deuxième grosse erreur. Pourtant, on m’a bien appris que la laine doit sécher à plat et à l’air libre. Est-ce que cela a empiré ou simplement confirmé le mal déjà fait, je ne pourrais le dire, dans tous les cas, cet habit que j’affectionnais tant a bien rétréci. Par obstination, je l’ai de suite enfilé à ma fille, en tirant un peu par-ci un peu par-là, et ouf il passe encore, mais plus pour très longtemps. Ce genre d’expériences sont rageantes, mais à qui cela n’est-il pas déjà arrivé ? Surtout que j’y avais mis le prix : laine bio, fabriqué en Allemagne, forcément cela a un coût, que je mets volontiers pour des produits de qualité en accord avec mes valeurs. Enfin, dans la vie, il faut savoir retirer la leçon de ses erreurs – même si parfois nous avons besoin de répéter la même erreur plusieurs fois – et voir le côté positif de chaque situation. L’habit en question va encore tout juste à ma fille et celui-ci ira parfaitement à son petit frère ou sa petite sœur l’hiver prochain. Et à l’avenir : suivre les conseils de lavage sur les étiquettes, qui ne sont finalement pas aussi farfelus que ça (et éviter de les couper à la première occasion parce que ça gratte). Sur ce, je vous souhaite une belle journée ensoleillée.

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