Ma belle-famille d’Outre-Atlantique était quelques jours parmi nous et le temps file toujours trop vite. Pas de grandes expéditions au programme. Nous avons surtout pris le temps de profiter des uns des autres et des petits plaisirs de la vie. La météo automnale n’est pas toujours des plus clémentes, alors quand l’été indien s’installe, on chausse ses baskets et on va prendre l’air ; la grisaille automnale nous rattrapera bien assez tôt. L’occasion de s’en mettre plein les yeux, de contempler les contrastes flamboyants des feuilles des arbres, avant que ces derniers se retrouvent tout nus. Un bol d’air bon pour l’esprit et le physique. Nous avons parcouru les sentiers de la Forêt-Noire. Avec au bout du chemin : une petite pause gourmande et la place de jeux (sur laquelle il n’est plus possible de faire l’impasse). La sieste de notre fille donne l’heure du départ, une heure, top chrono. Savoir apprécier le grésillement des graviers et le crissement des feuilles sous ses semelles. Vivre le moment présent, se sentir en communion avec la nature. En semaine, les sentiers sont peu fréquentés ; une atmosphère propice aux confidences. Rejoindre un petit restaurant enfoui au milieu des sapins, attenant à un cloître dédié à Sainte Odile, qui y a recouvert miraculeusement la vue, lieu de pèlerinage important depuis des centaines d’années. Longer le sentier au bord de la rivière à proximité de chez nous, chemin prisé des promeneurs et des joggeurs. Se laisser bercer par le bruit apaisant de l’eau. Notre fille s’enthousiasme de tout sur son chemin : une feuille, un caillou, une branche, un marron, une fleur… Que de jolies découvertes !
Balades, mais aussi quelques emplettes au marché animé et coloré sur la place de la cathédrale. Achat des ingrédients nécessaires à la confection de gourmandises de saison, petite séance cinéma en amoureux pour les parents (ce n’est pas tous les jours que l’occasion se présente). Rien de bien exceptionnel et pourtant ces petits riens font toute la différence ; ils nous permettent de rester actifs, d’apprécier les petites choses de la vie et de partager avec autrui. Sans ceux-ci, la vie serait bien fade.
Je ne peux terminer ce récit sans mentionner la seconde rencontre des grands-parents ! Notre petite était, évidemment, au centre de toute l’attention et semble s’en accommoder plutôt bien. Eh oui, elle est la première des deux côtés de la famille, mais plus pour bien longtemps, son petit frère ou sa petite sœur rejoindra bientôt la famille. Les grandes conversations n’étaient pas au rendez-vous du fait de la barrière de la langue, mais cela n’a pas freiné la convivialité par les papilles. Entre dégustation des traditions culinaires de chacun, c’était le Salvador et la Suisse qui étaient à l’honneur, des goûts et des couleurs qui ont ravi tout le monde. Au menu salvadorien, c’était pupusas, plat national du El Salvador, sortes de tortilla fourrées de fromage, viande et haricots rouges servies avec une boisson typique également, l’horchata, préparée à partir des graines d’un fruit, le morro. Et du côté suisse, c’était bien entendu fondue au fromage, vin blanc régional et meringues agrémentées de double-crème de la Gruyère.