Le terme approche à grands pas. Et il est difficile de dire si bébé pointera le bout de son nez en avance ou pas. On n’a pas vraiment notre mot à dire de toute manière. Ces dernières semaines, j’ai dû lever un peu le pied pour s’assurer que bébé reste bien au chaud et prenne quelques grammes supplémentaires. A ce stade, si Monsieur ou Mademoiselle décidait de venir avec un peu d’avance, cela ne devrait pas être plus problématique que cela. Mais si j’étais lui, je ne serais pas trop pressé non plus, mieux vaut être un peu plus dodu pour affronter le monde extérieur. Dans tous les cas, la valise de maman est prête et les petits bodys sont tout propres (et presque secs). Pour le reste, cela peut se faire dans un second temps: notre buggy attend encore d’être métamorphosé en landau et le lit cododo devrait arriver ces prochains jours. Il semblerait que notre première expérience de la parentalité nous ait appris à relativiser. Les nouveaux-nés boudent souvent leur berceau les premiers jours (voire semaines) et ont davantage besoin d’être tout contre leur papa ou leur maman plutôt qu’allongés sur le dos dans leur landau (alors qu’ils dorment souvent mieux sur le ventre). A quoi bon se stresser à tout préparer dans les moindres détails alors qu’il est si facile pour le papa ou les grands-parents d’aller faire quelques achats de dernière minute, si ce n’est pas d’un simple clic de sa souris, pour que tout rentre dans l’ordre avant que maman et bébé#2 sortent de la maternité. J’ai pour cette naissance un certain recul qui me prépare bien différemment à la venue de ce nouveau bébé et qui me fait privilégier d’autres articles de puériculture, dont les t-shirts peau à peau et certaines options de portage (avec lesquelles je ne me sentais pas particulièrement à l’aise avec ma fille pour diverses raisons, mais qui me semblent cette fois-ci indispensables avec une fille de 2 ans et demi, qui bien que toujours prête à rendre service tient difficilement en place). En matière de portage, il y en a pour tous les goûts et je saurai réellement laquelle me convient le mieux qu’une fois bébé#2 parmi nous, mais grâce aux conseils avisés d’une amie et quelques heures sur le net, j’ai une petite idée sur la question. Affaire à suivre.
Autant je me réjouis de faire la connaissance de mon bébé, de savoir enfin si c’est une fille ou un garçon, si bébé sera aussi touffu à la naissance que sa grande sœur, je crains aussi le mini tsunami qui va de pair avec l’arrivée de mini-nous#2. Comment vais-je gérer le manque de sommeil en devant aussi prendre soin de mini-nous#1, comment vais-je jongler entre l’un et l’autre, sans parler de l’accouchement, est-ce que celui-ci sera plus facile que le premier, et comment va réagir notre première. Beaucoup de points d’interrogation donc. Il faudra aussi se mettre entre parenthèses pendant quelques mois, renoncer à son confort pour prendre soin d’un petit être qui aura besoin de beaucoup d’attention, de chaleur et d’amour. Cela peut donner l’impression de considérations bien égoïstes. Pourtant, elles sont là et il est bon d’en avoir conscience pour pouvoir accepter tous les chamboulements que l’arrivée d’un enfant implique et se préparer à accueillir les moments de joie, mais aussi de fatigue et de frustration au mieux. Et se laisser le temps de reprendre ses marques face à cette nouvelle constellation familiale. Il est aussi bon de se rappeler que chaque étape de nos vies doit être vécue pleinement ; la venue d’un enfant, la parentalité sont des expériences magnifiques bien que parfois difficiles qui valent la peine d’être vécues à fond. On a souvent tendance à s’imaginer les choses pires qu’elles ne le sont réellement. L’accouchement peut être une expérience difficile, mais je me rappelle aussi la magie que c’est de rencontrer son bébé après l’avoir porté 9 mois durant. La naissance et l’accouchement sont bien deux choses sur lesquelles on a très peu de contrôle, alors il est naturel que cela engendre de la nervosité. Il n’est pas si aisé d’appliquer les préceptes du lâcher-prise. Question de caractère peut-être aussi.
Depuis que je suis devenue maman, jamais je n’ai ressenti l’envie de retourner à ma vie d’avant sans enfant. Je ne dis pas que je n’apprécie pas avoir quelques moments rien qu’à moi, qui me sont nécessaires pour me ressourcer et refaire le plein d’énergie. Etre maman ou papa ne signifie pas s’oublier et se négliger, bien au contraire. C’est certain que l’arrivée de notre fille a changé notre rythme de vie, mais cela on s’en doutait. C’est vrai aussi qu’il y a des périodes plus difficiles, mais celles-ci sont toujours suivies de périodes plus légères où tout semble rouler comme sur des roulettes. Ainsi va la vie, avec ou sans enfant. Et je ne compte plus les moments de tendresse, de complicité, de rire, d’amour. Et de chamailles aussi. Fonder une famille est un projet grandiose et magnifique.
Malgré ce mélange d’impatience et d’appréhension qui m’envahit ces derniers jours, je me réjouis de faire ta connaissance petit être, de partager ce deuxième bonheur avec ton papa et d’agrandir notre famille. Ta maman, ton papa, ta grande sœur se réjouissent que tu rejoignes le clan. Car une chose est certaine : tu es attendu !